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Commanderie Templière de Jalès > Une promenade dans l’espace et dans le temps

Présentation

(JPG) Le visiteur d’aujourd’hui peut apercevoir une configuration des bâtiments très proche de celle qu’ont connue ses habitants au 18ème siècle.

Seuls ceux qui prendront le temps de la découverte pourront distinguer les parties du 12ème siècle construites à l’origine et les « fortifications » du 14ème.

Venez, suivez-nous, au fil de la promenade nous vous promettons de belles découvertes


La Commanderie vue du ciel

Voici quelques vues de la Commanderie de Jalès prises par Olivier Barge du CNRS à l’aide de ballon ou de cerf-volant Ces images sont scannées à partir d’un tirage papier. Bientôt sur ce site vous pourrez voir directement les originaux qui sont de bien meilleure qualité.

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Le porche d’entrée

Un porche, donc une entrée, qui permettait aux paysans de commercer avec la commanderie ou de venir se réfugier dans la basse cour pour échapper aux « routiers » et autres dangers. C’est devant ce porche que les condamnés au pilori ou au carcan étaient exposés

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A l’origine ouvert sur la campagne le porche fut surmonté d’une tour de guet qui a disparu et équipé d’une herse au 14ème dont on voit la trace et probablement fermé par un pont levis, il s’inscrit progressivement dans le caractère « fortification » des bâtiments. Dans les pierres de l’angle gauche du porche en partie haute notons la présence d’une pierre sculptée représentant une partie du blason du commandeur Pierre Emmanuel de Pourroy de Lauberivière de Quinsonnas qui bien secondé par Antoine Fuzet fit au 18ème les grandes rénovations de la Commanderie. Notons les différentes qualités de la taille des pierres du 12ème siècle ; celles du 14ème sont plus grossières car taillées dans l’urgence. La roche d’où sont extraite les pierres de la carrière de Berrias date du Berriasien (environ -140 millions d’années)

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Vue de la basse-cour

On aperçoit sous le porche une niche en cul-de-four destinée probablement à la commodité des échanges et des contrôles.

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La basse-cour

(JPG) A l’origine lieu de rassemblement des paysans venant commercer, s’informer ou se protéger, c’était sans doute la partie la plus animée de la Commanderie. On pouvait accéder aux écuries, à l’étable et pour ceux qui en avaient le droit à la cour d’honneur par le passage vouté de la porte sarrasine

o L’aile des communs surélevée au 18ème dans le style remarquable de l’époque voit ses fenêtres élargies ou rétrécies au fil du temps en fonction de la dangerosité de l’époque, du régime fiscal et de leur destination. Le commandeur Pierre Emmanuel de Pourroy de Lauberivière de Quinsonnas en fit des appartements d’hiver. Notons la présence de corbeaux qui font penser que l’on disposait quelquefois un auvent pour protéger les foules dans la basse-cour. o Devant le porche, deux pierres (...) Suite >>


le passage vouté de la porte sarrasine

Lien entre la Basse-cour et la cour d’honneur dite "cour du puits"

Vers la Cour d’Honneur

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On remarque que ce porche était équipé d’un pont levis sans fossé ni douve que le commandeur Pierre Emmanuel de Pourroy de Lauberivière de Quinsonnas a fait remplacer par un portail pour rendre l’ensemble plus confortable. Sous le porche une porte très récemment rénovée donne sur une propriété privée.

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vers la basse-cour

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La cour d’honneur ou "Cour du puits"

(JPG) Les bâtiments d’époques très différentes ferment une cour intérieure et un puits central. En direction du Nord le bâtiment en « U » réalisé dans un appareil assez grossier abritait au rez-de-chaussée un grand vestibule auquel on accédait par une superbe porte à double battant en noyer et qui est restée en place mais dont l’état se dégrade.

Sur le linteau en pierre de taille jaune on voit le vestige d’une ronde-bosse qui représentait les armes du commandeur Pierre Emmanuel de Pourroy de Lauberivière de Quinsonnas entourées du collier de l’ordre de Malte. Au premier étage s’ouvraient à l’époque deux grandes fenêtres à arc cintré dont on peut voir les éléments d’encadrement. Au dessus de la corniche moulurée en pierre qui souligne l’actuelle génoise se trouvait un fronton dans lequel on avait inséré le blason en pierre (...) Suite >>


La chapelle

Cette Chapelle romane de trois travées et d’abside couverte d’une voûte en cul-de-four construite un peu avant 1151 appartient au Département depuis 1995

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. Ce monument est d’une extrême sobriété mais tout à fait conforme à l’esprit de simplicité des premières églises de l’ordre. Elle est de vaste dimension si l’on considère le nombre de religieux qui devaient l’utiliser. Elle comportait deux entrés : au sud un grand portail de plein cintre à double archivolte abritée par un auvent qui donnait sur le cimetière et le « platéa ». Les hospitaliers, au 14ème, ont dissimulé l’abside dans les fortifications et ont surélevé les murs romans au (...) Suite >>


Le cimetière

La façade Sud de la Chapelle et le Cimetière Les trois travées de la Chapelle romane se devinent de l’extérieur grâce au rythme des renforts de mur.

La façade Sud de la Chapelle et le Cimetière Architecture : Les trois travées de la Chapelle romane se devinent de l’extérieur grâce au rythme des renforts de mur. Les ouvertures sont particulièrement bien travaillées et le registre des pierres du 12ème parfait, à l’inverse des surélévations du 14ème qui sont des œuvres de fortification menées à la hâte et qui dissimulent totalement le dôme de la chapelle. Devant ce mur, ouvert sur la campagne se tenait le cimetière où les nombreux frères qui venaient goûter une retraite paisible à Jalès après des périodes plus mouvementées en terre sainte, se sont fait enterrer.

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Le vestibule

Le vestibule voûté était dallé de barres en calcaire gris sur toute la longueur. L’enduit qui fut blanc porte les traces de l’incendie de la commanderie contemporaine de l’incendie du château de Banne, épisode des fameux camps de jalès sous la Révolution.

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Le vestibule desservait à l’Est un salon de réception, à l’ouest les étages et au bas de quelques marches les cuisines et offices situés au rez-de-chaussée de l’aile Ouest.

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Le cellier

Le Cellier Elément inscrit de la Commanderie sur la liste complémentaire des monuments historiques

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Vaste espace d’environ 20 m par 5 m a retrouvé en gros son aspect d’origine grâce à la restauration de 1987. Cette pièce présente une impressionnante voûte en berceau continue légèrement brisée et parfaitement appareillée. Une grande meurtrière à l’Est et trois plus petites dans le mur Nord. L’accès se faisait à l’origine depuis la cour d’honneur par un large portail en plein cintre dont on voit encore l’emplacement de la barre dans le mur. Tout fut transporté au 18ème à (...) Suite >>


La cour nord et le bâtiment du 18ème

La Cour Nord est utilisée comme entrée principale pour les visites et pour accèder aux locaux du CNRS qui héberge l’Institut de Recherche IPO

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Sur cette impressionnante façade on trouve la porte permettant d’accéder aux locaux utilisés par les chercheurs du CNRS. En partie gauche de la porte on voit très bien le blason en pierre du grand maître de l’ordre de l’époque , le très fameux Manuel Pinto de Fonseca transposé après la révolution.

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Histoire : Alexandre Cagliostro, de son vrai nom Joseph Balsamo, , très proche du Grand Maître de l’Ordre des Chevaliers de Malte, Manuel Pinto de Fonseca, avec lequel il aurait effectué des expériences alchimiques, fonda en 1784 le Rite de la Haute Maçonnerie Égyptienne.

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Le logis du 18ème

Pierre-Emmanuel Pourroy de Lauberivière de Quinsonnas fut le grand renovateur des bâtiments. D’une forteresse il voulu faire une grande demeure confortable.

Son intendant Antoine Fuzet fut arpenteur expert pour calculer les indemnités dues aux propriétaires expropriés pour la construction du pont de Maison Neuve. Né à Chambéry en 1715, il a vécu à Grenoble où il s’est marié en 1741 et serait venu dans la région en 1745, à la demande de Pierre Emmanuel de Pourroy de Lauberivière de Quinsonnas commandeur de Jalès pour remettre de l’ordre dans les affaires de la commanderie. Il a su aussi arranger ses affaires car en 1775 il achète la seigneurie du Pouget.

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Un autre commandeur célèbre :...... Le Bailli de Suffren Pierre André Suffren de Saint-Tropez célèbre Bailli de Suffren aurait demandé à entailler la table de la salle à manger de Jalès pour y loger plus facilement sa bedaine.

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